|
18 novembre 2005 |
|
Adresse de l'article : http://anpag.org/article.php3?id_article=247 |
|
|
Alors que les voitures brûlent, le premier ministre fait à la télévision quelques annonces qui jouent en apparence à la fois sur la fermeté et sur les concessions. Côté fermeté, c’est la loi du 3 avril 1955 sur « l’état d’urgence » qui comprend pour tous les citoyens toute une série d’atteinte aux libertés. Côté concessions, c’est plus flou... Et pour cause ! La clarté vient du ministère de l’économie et des finances. Le 3 novembre 2005, alors que toute l’actualité se veut concentrée sur les « violences urbaines », Jean François Coppé et Thierry Breton (ministère de l’économie et des finances !) faisaient passer en catimini le décret n°1362 pour supprimer quelques crédits !!! L’article 1 de ce décret indique : « Est annulé sur 2005 un crédit de paiement de 3 063 065 127 euros applicable aux budgets et aux chapitres mentionnés dans le tableau annexé au présent décret ». Le détail est édifiant. On y trouve notamment :
• Emploi et Travail : - 1 335 875 670 € (vous avez bien lu : 1 milliard 336 millions !!!) • Santé, Famille, Personnes handicapées et cohésion sociale : - 79 501 464 € • Ville et rénovation urbaine : - 46 672 148 € • Logement : - 72 047 536 € ...... Cela autorise au moins de poser trois questions :
Est-ce parce qu’approuvant l’entrée en vigueur de la loi du 3 avril 1955 sur « l’état d’urgence » elle considère secondaire de se prononcer sur le contexte sociale, économique et politique, pourtant indissociable de ce qui se passe dans les quartiers, sinon par quelques généralités d’usage ? Jacques Cottasur le site http://www.info-impartiale.net |